McGill en français

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McGill, c’est pour moi – Visages mcgillois

Ils ont décidé de changer leur vie et de venir s’installer à Montréal.  Ces francophones et francophiles venus d’ailleurs ont choisi McGill comme tremplin pour leur carrière.

Je suis Vénézuélien et j’étudie à McGill

Nom : Frank Rosales Ortiz

Profession : avocat

Faculté/École : École d’éducation permanente

« Le français est la clé qui vous permet d’ouvrir la porte du marché du travail au Québec. Cependant, pour mieux y évoluer, il faut bien maîtriser la langue de Molière, surtout pour les immigrants ayant d’autres langues maternelles.

Mon expérience m’amène à cette conclusion: d’origine vénézuélienne, je suis arrivé à Montréal en 2011 en tant que travailleur qualifié. Ayant travaillé comme avocat pendant 8 ans au Venezuela, j’ai décidé de reprendre mes études en droit pour exercer ma profession sur le sol québécois. Désormais, je suis membre du Barreau du Québec. Néanmoins, le chemin n’a pas été facile.

Pour moi, l’apprentissage d’une langue est un processus constant: être capable d’utiliser différents registres de langue, de comprendre les expressions et les dictons, d’acquérir le nouveau vocabulaire, tout cela est important pour les négociations, les entrevues, les rapports de travail, la correspondance, etc. C’est justement ce que j’ai trouvé à McGill: d’excellents cours me permettant d’améliorer et d’approfondir mes connaissances du français. »

 

Je suis Ukrainienne et j’étudie à McGill

Nom : Yuliya Gorelkina

Faculté/École : Faculté de gestion Desautels / Centre d’enseignement du français

« J’étudie la finance à la faculté de gestion Desautels et je poursuis une concentration mineure en français. Ma famille, qui est de nationalité ukrainienne mais d’origine russe, a immigré au Canada quand j’avais sept ans. Ainsi, l’apprentissage des langues fait partie de ma vie depuis mon enfance.

J’ai eu la chance de suivre une séquence de cours avancés au Centre d’enseignement du français de l’Université McGill. L’apprentissage du français, que ce soit l’analyse du langage des médias ou des structures grammaticales, a élargi mes horizons en m’aidant à acquérir des compétences que je n’aurais jamais acquises par la seule étude de la finance.

L’apprentissage du français m’a également aidée à m’intégrer à la communauté montréalaise et m’a préparée pour mon stage dans le milieu bilingue de la Banque du Canada. J’espère commencer mes études de deuxième cycle en politique économique internationale à Paris l’automne prochain. En ce moment, j’attends avec impatience le résultat de ma demande d’admission. »

 

Je suis Français et j’étudie à McGill

Nom : Adrien Léger

Faculté/École : Faculté des arts

« Après avoir fait ma scolarisation en France et au Cambodge, j’ai intégré la Faculté des arts de McGill en 2014 pour y étudier la science politique et l’économie sous la forme d’une double licence.  Issu d’un milieu multiculturel, étant d’origine indienne, française et canadienne, j’ai immédiatement eu ce sentiment d’être à l’aise et accepté au sein du milieu universitaire et au Québec en général.

Présentement en dernière année de mes études à Montréal, je peux prendre du recul par rapport à mon expérience à McGill, et dire que mon parcours ici m’a non seulement permis d’approfondir mes connaissances et de développer un réel intérêt pour les relations internationales et l’économie du développement, mais qu’il m’a aussi permis de m’affirmer en tant qu’individu membre de la communauté francophone qui souhaite partager son héritage culturel avec le reste du monde. Dès le début, que ce soit en résidence universitaire ou en classe, j’ai été frappé par la grande diversité culturelle et géographique des étudiants et du corps enseignant. Chaque communauté a un club ou une société qui est là pour la représenter et transmettre sa culture grâce à des évènements culturels, éducatifs et divertissants.

C’est en constatant cela que j’ai décidé d’intégrer le McGill Francophone Society (MFS), anciennement le French Students’ Club (FSC), en seconde année en tant que représentant culturel. Aujourd’hui, je m’occupe de la logistique interne de cette association étudiante à but non lucratif, dans un contexte où elle ne cesse de grandir et de se répandre sur le campus de McGill et dans la vie étudiante. C’est grâce à mon travail à la MFS et mes études que j’ai pu m’épanouir et réaliser que je voulais m’engager dans une carrière où je pourrais représenter la France et la francophonie. »

 

Je suis Américain et j’enseigne à McGill

Nom : Edward Klorman

Faculté/École : École de musique Schulich

« J’ai récemment déménagé à McGill après avoir passé seize ans à New York. C’est merveilleux de m’installer dans une ville et une communauté universitaire aussi cosmopolites et bilingues. Pendant ma première année à McGill, j’ai dirigé un séminaire sur la musique de chambre de Mozart et son rapport à l’art de la conversation, ce dernier ayant été hautement cultivé dans les salons parisiens au siècle des Lumières. C’était merveilleux d’avoir des francophones au séminaire, car ils nous ont aidés à apprécier les nuances dans les textes historiques que nous avons examinés. Dans mes cours de premier cycle, quand nous étudions l’opéra ou les mélodies avec des textes en français, on peut examiner de manière détaillée la relation entre les mots individuels et la musique, puisque la grande majorité des étudiants ont une bonne connaissance du français.

Au début, quand je suis arrivé à Montréal, j’avais très peu d’expérience avec le français. Cependant, j’ai appris à prendre de l’assurance grâce aux cours que j’ai suivis à l’École d’éducation permanente et aux échanges linguistiques avec mes étudiants et mes collègues francophones. Chaque mois, je publie mes devoirs écrits en français sur les médias sociaux (généralement des essais humoristiques), et j’ai des amis partout dans le monde qui suivent mes progrès lents mais réguliers avec la langue française. »

Edward Klorman est professeur adjoint de la théorie de la musique à l’École de musique Schulich.

 

Je suis Sino-Américaine et je travaille à McGill

Nom : Yvonne Hung

Unité: McGill Writing Center

« Quand j’ai quitté Montréal après avoir fait mon baccalauréat en psychologie à l’Université McGill, je n’aurais jamais imaginé être de retour. En tant qu’Américaine, je n’avais pas vraiment envisagé l’idée de rester ici. Mais après des années passées à New York, à Los Angeles et à Berlin, je me suis retrouvée à revisiter mon histoire géographique quand mon mari a accepté une offre d’emploi ici.

Mes connaissances de la ville et de la langue française, acquises à  une autre époque,  nous ont aidés, mais il fallait que je comprenne aussi les structures pour les enfants (les garderies, les haltes-garderies, les écoles, etc.) et pour trouver un emploi. J’ai tout de suite su que je devais améliorer mon français.  Grâce à McGill, nous avons suivi des cours de français à l’École d’éducation permanente pendant plusieurs semestres et nous avons aussi travaillé fort pour être à l’aise de parler la langue.

Heureusement, j’ai trouvé un travail très satisfaisant au McGill Writing Centre, où je coordonne Graphos, un programme pour les étudiants des cycles supérieurs et les boursiers postdoctoraux qui veulent améliorer leur communication savante. Même si que nous parlons davantage anglais et allemand chez nous (et un peu le chinois quand mes parents nous rendent visite), je continue à développer mes compétences en français.  Que ce soit à la maison lorsque nous lisons des  livres en français aux enfants, ou lorsque nous parlons avec des parents après les assemblées générales à l’école, ou au travail lorsque j’organise un colloque avec une collègue francophone, Mariève Isabel, pour le dernier congrès de l’ACFAS, j’essaie d’approfondir mes connaissances de la langue, de la culture et de la richesse de Montréal. »

NDLR : tous les textes ont été rédigés en français par les auteurs.

 

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