Capsules linguistiques

Capsules linguistiques

Que choisir?

Pour ne plus faire d’erreurs sur l’orthographe ou le sens d’un mot, lisez les capsules ci-dessous:

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

A

Accident, incident

On utilisera le mot « accident » pour parler d’un évènement fortuit, qui arrive par hasard; il peut avoir des conséquences négatives pour des biens ou des personnes.
Exemple : « Alain a dû être transporté d’urgence à l’hôpital après son accident de voiture. »

Le mot « incident » est plutôt employé pour parler d’un évènement qui peut perturber le cours d’une action mais qui est de faible importance.
Exemple : « Le micro du chanteur était défectueux et cet incident a gâché sa performance. »

Source : OQLF

Achever, compléter

Ces deux verbes ont un sens très proche, mais il convient de faire une petite distinction.

« Compléter » sous-entend que l’on apporte un élément complémentaire pour terminer quelque chose, pour le rendre parfait, pour combler des manques ou des lacunes.
Exemple : « Elle achève son certificat de français en suivant son dernier cours. »

De son côté, « achever » signifie que l’on finit quelque chose, qu’on le mène à terme.
Exemple : « Suite à la lecture de votre mémoire de maîtrise, je vous conseille de compléter le chapitre 5 en incluant des graphiques explicatifs. »

Source : OQLF

Adverbes de couleur

Lorsqu’on utilise un adjectif de couleur, on l’accorde avec le nom qu’il accompagne (sauf pour certains adjectifs issus d’un nom, tels que « marron » et « orange », qui restent invariables).

Par contre, si on précise la teinte de la couleur, on ne fait pas l’accord puisque le nom de la couleur n’est plus un adjectif mais un substantif.
Exemple : « une chemise verte », mais « une chemise vert pâle » (sous-entendu : « d’un vert pâle »).

Adverbes qui finissent en « -ment »

Prennent-ils un ou deux « m » ?
La grande majorité des adverbes sont formés à partir d’un adjectif au féminin auquel on ajoute la terminaison                « -ment », comme « doucement ». Mais lorsque l’adjectif se termine par les lettres « -ent » (comme « fréquent »,              « prudent ») ou « -ant » (comme « méchant », « élégant »), on supprime le « -nt » final et double le « m » pour former l’adverbe, par exemple « fréquemment », « prudemment », « méchamment », « élégamment ».

Source : http://www.academie-francaise.fr/dire-ne-pas-dire/emplois-fautifs

Alternative, choix, option

Une alternative désigne un ensemble de deux solutions dont les aboutissements sont différents. Lorsqu’on a deux choix, il est donc erroné de dire qu’on a deux alternatives : on n’en a qu’une. Le mot « option » désigne plutôt un choix supplémentaire qui vient s’ajouter à une possibilité existante, prédéfinie et souvent imposée.
Exemple : « Il y a un accident sur la route 135 mais la route 128 est une bonne option de contournement. »

En avance, d’avance, par avance

La locution « en avance » s’utilise pour exprimer que l’on fait quelque chose plus tôt que ce qui était prévu.
Exemple : « Nous sommes arrivés en avance à la réunion. »

Les locutions « d’avance » et « par avance » sont équivalentes, même si cette dernière est considérée comme plus soutenue et souvent réservée à la langue écrite. Elles signifient « avant même que l’action soit entreprise ou terminée ».
Exemple : « Je vous remercie d’avance pour votre aide. »

An, année

« An » s’utilise comme repère chronologique et sert généralement à identifier ou à compter.
Exemple : « En l’an 2000 », « il y a 5 ans », etc.

« Année » s’utilise pour parler des évènements qui se sont produits durant une période de temps particulière.
Exemple : « L’année dernière, j’ai fait un beau voyage. »

Apporter, amener

Le mot « porter » s’utilise pour parler d’un objet et « mener » fait référence à une personne. Le préfixe « a- » signifie « à destination ».
Exemples : « Il a amené son enfant à l’école. »
« Il a apporté le dossier au directeur. »

Attractif, attrayant

Considéré à tort comme un anglicisme, l’adjectif « attractif » signifie « qui exerce un pouvoir d’attraction ». Un aimant a, par exemple, un pouvoir attractif sur le métal.

La différence avec « attrayant » se situe plus au niveau de la nuance de sens : celui-ci sous-entend un côté plaisant, amusant, agréable. Pour refaire la décoration de votre bureau, vous choisirez donc des couleurs attrayantes, et non attractives.

C

Cela, ça

Le pronom démonstratif « cela » est utilisé pour dire « cette chose ». Il peut se contracter en « ça », notamment dans la langue parlée et dans certaines expressions couramment utilisées, comme « Ça va » ou « Ça dépend ».

Censé, sensé

L’adjectif « censé » a le sens de « être supposé ».
Exemple : « Nous sommes censés appliquer le règlement à la lettre mais, dans les faits, nous faisons preuve de souplesse. »

Pour sa part, l’adjectif « sensé » est dérivé du mot « sens » et qualifie ce qui est logique, raisonnable.
Exemple : « Elle a présenté une réforme sensée qui a été acceptée à l’unanimité. »

Chiffre, nombre, numéro

Un nombre constitue une valeur numérique qui exprime une quantité, une grandeur, un poids, etc. Il peut être constitué d’un ou de plusieurs chiffres (compris entre 0 et 9).

Un numéro est une sorte de code qui sert à identifier, comme un numéro de téléphone ou un numéro d’assurance sociale, par exemple.

Collègue, confrère, consœur

On utilise le mot « collègue » pour désigner une personne qui travaille dans le même établissement et qui remplit les mêmes fonctions (il s’agit donc d’un égal du point de vue hiérarchique).

Le mot « confrère » et son équivalent féminin « consœur » sont réservés à des personnes qui exercent la même profession libérale ou indépendante (médecin, avocat.e, ingénieur.e, journaliste, écrivain.e, etc.).

Source: OQLF

Commencer à, commencer par

Après la première tempête de neige, allez-vous commencer à ou par pelleter l’entrée?
Ça dépend! « Commencer à faire quelque chose » s’utilise pour indiquer qu’on entame une action, qu’on débute un processus. Si vous commencez à pelleter l’entrée, c’est que cette action est en cours, qu’elle n’est pas encore terminée.

« Commencer par » signifie que c’est la première tâche que vous allez accomplir, mais qu’il y en a d’autres sur votre liste. Avant d’aller pelleter la neige, vous devriez commencer par faire quelques étirements et échauffements pour éviter les blessures et autres tours de rein.

Congé, vacances

Le premier terme désigne une période durant laquelle on s’absente du travail pour une raison précise (congé maladie, congé maternité). On peut prendre une journée de congé ici ou là durant l’année, et chaque travailleur québécois bénéficie de deux semaines de congés payées par an.

« Partir en vacances » s’utilise plutôt quand on quitte son domicile pour une destination précise, que ce soit pour faire du tourisme ou pour rendre visite à ses proches.

Conter, compter

Ces deux verbes ont la même racine latine mais leur sens est maintenant bien différent.

« Conter » est encore beaucoup employé au Québec mais il est souvent remplacé par « raconter » dans le reste de la francophonie. Il signifie « rapporter un fait, narrer ». On peut conter une histoire à des enfants, conter sa vie ou encore conter des menteries (mensonges).

« Compter » signifie « déterminer un nombre, une quantité ». On peut compter les membres d’un groupe, des objets, des heures, etc.

Source: Larousse

D

D'ailleurs, par ailleurs

Ils apportent tous deux un complément d’information, mais l’objectif est différent.

« D’ailleurs » apporte une confirmation.
Exemple : « Paul adore la Gaspésie; d’ailleurs, il y va chaque année. »

À ne pas confondre avec « Par ailleurs » qui introduit une contradiction avec le reste de la phrase.
Exemple : « Michel fait du bon travail; par ailleurs, il manque de ponctualité. »

Faire quelque chose dans un mois, en un mois

« Dans un mois » signifie « le mois prochain », et fait donc référence à un moment dans le futur.
Exemple : « Je vais partir en vacances dans un mois. » (Si nous sommes en février, je compte donc partir en mars.)

La préposition « en » exprime le temps qu’il a fallu pour compléter une activité.
Exemple : « Leandro est un travailleur très efficace, il a terminé la rédaction de son rapport en un mois. »

Davantage, d'avantage(s)

« Davantage » signifie « en plus grande quantité ».

À ne pas confondre avec « d’avantage(s) » qui est en fait la contraction de la préposition « de » et du nom                           « avantage(s) ». Celui-ci est le contraire du mot « inconvénient ».

Des maisons, de belles maisons

Lorsque l’article indéfini pluriel « des » est placé devant un adjectif, il perd son « s » final.
Exemples : « des enfants », mais « de jeunes enfants ».

Différent, différend

Le premier est bien connu puisqu’il s’agit d’un adjectif très courant et qui est repris sous une forme presque identique dans de nombreuses autres langues.

Par contre, le deuxième est moins utilisé : il s’agit d’un nom masculin qui signifie « une mésentente, un désaccord ». Il ne faut pas oublier qu’il se termine par un « d », contrairement à son homophone.
Exemple : « Nous avons proposé une séance de médiation afin de régler le différend qui oppose ces deux employés. »

Dispo, disponible, dispos

Pour aller plus vite, on demande souvent aux gens s’ils sont « dispo » pour nous voir, ce qui constitue une abréviation de l’adjectif « disponible » (qui veut dire « libre »). Il ne faut pas confondre ce mot avec « dispos » (au féminin :                   « dispose »), qui signifie « être en bonne disposition pour agir ».

E

Éminente, imminente

La hausse des températures est-elle éminente ou imminente?
Ces deux adjectifs ont un sens complètement différent et ne doivent donc pas être utilisés de façon interchangeable.

« Éminent » signifie « réputé, excellent, reconnu » et est le plus souvent associé à un nom de profession : on parle d’un éminent biologiste, un éminent chercheur, etc.

Pour indiquer qu’un évènement se produira sous peu, on utilisera donc plutôt « imminent ».

F

Face, visage, figure

Pour parler de la partie antérieure de la tête, on utilise le mot « visage ». Le mot « face » s’utilise pour localiser une personne ou une chose, comme dans les expressions « en face de » ou « face à face ». Tout comme le mot « figure », il peut être utilisé comme synonyme de « visage » mais il prend alors une connotation péjorative.

Familier, familial

Ces deux adjectifs sont souvent confondus mais même s’ils ont une racine commune, ils ont un sens bien différent.

« Familier » se rapporte à quelque chose de connu, qui n’est pas étranger. On dira par exemple qu’un nom ou un évènement nous est familier, ce qui veut dire qu’on s’en souvient (on dira aussi : « Ça me dit quelque chose »).

« Familial » fait référence à la famille : on peut organiser des vacances familiales, une réunion familiale ou parler d’une affaire familiale (qui se passe entre les membres de la famille).

G

Gravement, grièvement

L’adverbe « gravement » signifie « de manière grave, de façon importante ou dangereuse ».
Exemples : « Ils ont gravement sous-estimé l’impact de ce pesticide sur la santé. »
« Ce cycliste a été gravement blessé lors d’une chute. »

« Grièvement » a un sens plus restreint puisqu’il ne peut décrire que la gravité des atteintes physiques.
Exemple : « Les occupants de l’immeuble ont été grièvement blessés. »

Source : OQLF

I

Instant, moment

Ces deux mots désignent une courte période de temps. On estime qu’un moment est plus long qu’un instant. Si vous parlez avec quelqu’un pendant un moment, votre conversation durera plus longtemps que si vous lui parlez un instant, ce qui sous-entend que vous n’avez pu lui parler que quelques secondes ou que votre dialogue a été interrompu.

J

Joindre, rejoindre

Le verbe « joindre » signifie « mettre ensemble » (comme dans « joindre les mains » ou « joindre l’utile à l’agréable ») mais peut aussi vouloir dire « entrer en contact avec quelqu’un ». On va ainsi joindre (et non rejoindre) une personne par courriel, par exemple.

« Rejoindre » exprime quant à lui « arriver quelque part » ou « se joindre à une personne ou à un groupe ». On va donc rejoindre des amis au restaurant, rejoindre une association, ou encore rejoindre l’autoroute.

Source: OQLF

M

Méninges

Ce mot désigne le cerveau et la capacité de réflexion. On le retrouve notamment dans des expressions comme « se creuser les méninges » (réfléchir intensément pour trouver une solution à un problème) ou encore la magnifique locution « remue-méninges », qui traduit si habilement le mot anglais « brainstorming ».

N

Nominé, nommé

Ces deux adjectifs ont bien entendu un rapport avec le « nom » mais sous différents sens.

« Nominé » est synonyme de « présélectionné pour recevoir une récompense ou un titre honorifique ». On peut donc dire qu’un film a été nominé aux prix Gémeaux, ou que Guylaine Tremblay a été nominée dans la catégorie « meilleure actrice ».

« Nommé » est synonyme de « choisi pour exercer une certaine fonction ». Les juges et les ministres, par exemple, sont nommés à leur poste.

Source : OQLF

Notable, notoire

Le premier adjectif décrit ce qui mérite d’être noté, d’être remarqué en raison de son importance, de son caractère flagrant.
Exemple : « La différence de productivité entre ces deux services est notable. »

L’adjectif « notoire » désigne quant à lui ce qui est connu de tous, ce qui est de notoriété publique.
Exemple : « Le manque de ponctualité de Michel est notoire et plus personne ne s’en offusque. »

O

Officiel, officieux

Ces deux mots sont des antonymes, c’est-à-dire des contraires.

Une information est officielle lorsqu’elle est publiquement annoncée par une autorité compétente (comme le gouvernement, par exemple).

En revanche, un renseignement officieux n’est pas confirmé, même s’il a été divulgué par une source bien placée.
Exemple : « Cette nouvelle est encore officieuse mais elle sera rendue officielle la semaine prochaine. »

P

Pièce, chambre, salle

Une pièce est une partie d’un immeuble délimitée par des murs et parfois (mais pas toujours) fermée par une porte. La chambre est la pièce où l’on dort. La salle est une pièce qui a une fonction spécifique : salle à manger, salle de réunion, salle de bain, salle de prière, etc.

Pis, et

Vous avez sûrement entendu beaucoup de gens utiliser « pis » pour ajouter une idée et continuer leur phrase. Ce petit mot est une contraction de « et puis », et on l’entend le plus souvent à l’oral.

En français standard, et dans tous les écrits, il convient d’utiliser plutôt « et » pour exprimer le lien d’addition entre deux idées.

Plus tôt, plutôt

L’adverbe « plutôt » sert à décrire ce qui serait préférable, ce que l’on choisirait par rapport à une autre chose.
Exemple : « J’aurais pu voyager cet été mais je vais plutôt m’inscrire à une session universitaire. »

La structure comparative « plus tôt » désigne un moment antérieur dans le temps.
Exemple : « D’habitude, j’arrive au travail à 9 heures mais, demain matin, je vais arriver plus tôt, vers 8 heures, pour travailler au calme. »

Près, proche

Ces deux mots s’utilisent parfois indifféremment, alors qu’il existe deux subtiles distinctions entre les deux.

D’abord, « près (de) » est un adverbe alors que « proche » est un adjectif. Ensuite, on peut utiliser « proche » dans un sens émotionnel ou sentimental, ce qui n’est pas le cas de « près (de) ».
Exemples: « Cet appartement est proche de mon travail. » ou « Cet appartement se situe près de mon travail. »
« Je suis très proche de ma sœur, même si elle n’habite pas près de chez moi! »

Q

Quand, quant

Le mot « quant » n’a qu’une seule fonction dans la langue française : celle d’accompagner la préposition « à » (« au », « aux ») pour former la locution « quant à » (« quant au », « quant aux »), synonyme de « en ce qui concerne ».
Exemples : « Il fera beau demain. Quant aux prochains jours, cela reste à voir. »

Toutes les autres occurrences s’écriront donc avec un « d » final.

Un Québécois, un homme québécois

Comment savoir s’il faut mettre une majuscule ou non lorsqu’on veut exprimer une nationalité? Il faut se demander si la nationalité est exprimée par un nom (« un Québécois », « des Acadiens », etc.) ou plutôt par un adjectif (« un cinéaste québécois », « un roman acadien », « une entreprise canadienne »).

Quelques fois, quelquefois

Comment savoir s’il faut mettre un « s » à « quelque »? Il suffit de réfléchir au sens que l’on veut donner à cet adverbe de temps.
Exemples :
« Je suis allée à Ottawa quelques fois. » (plusieurs fois, à plusieurs reprises)
« Il faut quelquefois faire des choix difficiles. » (parfois, de temps en temps)

R

Rêver à, rêver de

Le choix de la préposition va dépendre du sens que l’on souhaite donner à ce verbe.

Si l’on parle des choses ou personnes vues dans son sommeil, on va utiliser « de »; si l’on décrit ce que l’on imagine, ce que l’on projette, on utilisera plutôt la préposition « à ».
Exemples :
« La nuit dernière, j’ai rêvé de ma meilleure amie d’enfance. »
« C’est une éternelle romantique : elle rêve au grand amour! »

Source : OQLF

S

S’assire, s’assoir, s’asseoir

N’avez-vous jamais entendu : « Assis-toi » ou « Assisez-vous »? On pourrait en effet dire que cette forme fait partie de l’usage au Québec.

Toutefois, officiellement, il existe deux orthographes et conjugaisons possibles du verbe « s’ass(e)oir », dont le « e » est facultatif. La seule différence est que la conjugaison avec le « e » (assieds-toi, asseyez-vous) est considérée comme plus soutenue et formelle que l’autre (assois-toi, assoyez-vous), qui est davantage utilisée à l’oral et en contexte relâché.

Social, sociable

Le premier adjectif s’emploie pour parler d’une chose qui s’applique à la société en général (une mesure sociale, l’assurance sociale, les inégalités sociales); on utilise l’adjectif « sociable » pour décrire une personne qui a de bonnes relations avec les autres. Une personne sociable a donc beaucoup de relations sociales!

Stupéfait, stupéfié

Ces deux mots de sens très proche s’emploient dans des constructions différentes.

« Stupéfait » est un adjectif; il décrit l’état de quelqu’un qui est « ébahi, ahuri, frappé d’une grande surprise ».
Exemple : « Fadi était stupéfait d’apprendre qu’il avait gagné la compétition de ski. »

« Stupéfié » est formé à partir d’un verbe. Il exprime donc une action, pas un état.
Exemples : « Sonia a été stupéfiée par les images du tremblement de terre. » ou « Les images du tremblement de terre ont stupéfié Sonia. »

Source : OQLF

T

Tellement

On entend souvent les gens dire : « Je partage tellement ton point de vue! » ou encore « Je suis tellement heureuse! » Or, « tellement » est un adverbe qui exprime un degré d’intensité. On doit donc l’utiliser avec « que » et compléter la phrase.
Exemple : « Je suis tellement heureuse que j’ai envie de danser! »

On peut aussi tout simplement le remplacer par « vraiment » ou « totalement ».
Exemple : « Je suis totalement d’accord avec toi. »

Toujours pas, pas toujours

En réponse à une question, le changement d’ordre de ces mots peut paraître anodin mais il change complètement le sens de la phrase.

Exemples :
« – Prenez-vous le bus pour vous rendre au travail?
Pas toujours. » (Mais parfois, oui.)

« – Le bus 34 est-il enfin arrivé?
Toujours pas. » (Pas encore, mais je l’attends de pied ferme!)

En un tournemain, en un tour de main

Pas besoin de choisir : ces deux façons d’écrire cette locution, qui signifie « rapidement », sont aussi valides l’une que l’autre! La première est considérée comme un peu vieillie, et on privilégie aujourd’hui la deuxième graphie, mais aucune d’entre elles n’est fautive.

V

Vite, rapide

Ces deux mots expriment la même idée (la célérité), mais l’un est un adverbe, alors que l’autre est un adjectif.

« Vite » s’utilisera pour qualifier un verbe. À ce titre, il est synonyme de l’adverbe « rapidement ».
Exemple : « Nous sommes vite parvenus à une décision. » ou « Les travaux avancent moins vite que prévu. »

« Rapide » sera associé à un nom.
Exemple : « La décision a été rapide et unanime. » ou « Un retour trop rapide au travail risque de nuire à l’employé. »